Juillet 2025 ~ Des horizons d’hier aux horizons inconnus
Les derniers mois s’égrènent et anticipant mon retour j’ai profité du mois du juillet pour multiplier les voyages. Ce fut aussi pour moi l’occasion de voyager accompagné d’amis pour profiter de ces ultimes moments en leur compagnie.
L’ultime séjour à Izu
Au gré de mes articles, vous avez sûrement compris combien j’affectionne la péninsule d’Izu. Approchant peu à peu de mon départ, il fut donc temps d’abandonner certaines habitudes que j’avais prises depuis mon arrivée. Aller à Izu en est un très bon exemple, car ce fut une destination dans laquelle j’avais pris l’habitude de me rendre. Cette fois-ci, je m’y rendais pour un week-end entre amis, mais j’en ai profité pour partir la veille et vivre une ultime virée à Shimoda avec ses plages et ses bars !
J’avais donc réservé un lit dans une auberge de jeunesse à Shimoda pour pouvoir me baigner le soir de mon arrivée et le lendemain matin ! Drôle de coïncidence, je me présente à l’accueil et je comprends que c’est une Française qui s’occupe de la réception. Je rencontre ainsi Lucie, qui voyage au Japon du Sud vers le Nord tout en travaillant d’auberges de jeunesse en auberges de jeunesse.
En allant me baigner à la plage en face de l’auberge de jeunesse, j’ai vécu l’un des moments « pépite » de mes deux années au Japon. À mon arrivée en septembre 2023, j’avais vécu une très grande déception car j’avais été mis face à un énorme acte manqué. En effet, alors que j’allais à mon premier Matsuri (festival traditionnel japonais), un vieil homme m’aborde, deux bières à la main. Je comprends qu’il souhaite discuter avec moi et partager une bière, mais je me sens incapable de communiquer avec lui et culpabilise de ne pouvoir lui offrir ce qu’il espérait de moi. Nous nous sommes donc séparés ainsi. Avec cette frustration latente, lorsque, sur ma route pour la plage à Shimoda, j’ai aperçu un vieux villageois en train de travailler sur le bord de la route, je n’ai pas hésité à le saluer. Et là, grande surprise, car nous arrivons à discuter ! Il m’apprend l’histoire du village et la localisation de l’ancien château. Une discussion parfaitement oubliable, mais là en est toute sa beauté : la beauté d’avoir pu partager ce moment avec ce merveilleux inconnu.
Je suis parti par la suite rejoindre mes amis dans une villa que nous avions louée en bord de mer. Programme : plage, barbecue et soirée ! Nous étions tous de mon entreprise et c’est Chi-Hyoun qui avait organisé ce week-end. Qu’est-ce que ce week-end fut agréable ! J’ai même pu apprendre à mixer pour épater la galerie en soirée !






Au revoir Kyoto !
Après avoir clos le chapitre Izu, j’ai décidé de faire de même avec Kyoto. Qui de mieux que Cyril pour m’accompagner ? Cette fois-ci, notre idée fut de faire le tour du lac Biwa avant de rejoindre Kyoto.
Nous avons donc loué une voiture aux abords du lac afin d’être libres de notre itinéraire et de nos arrêts. Nous sommes par exemple allés à Hikone pour visiter la ville et admirer son château. Nous en avons profité pour faire une activité touristique typiquement japonaise : la chasse aux plaques d’égout ! En effet, nous sommes partis récupérer la carte de la plaque d’égout à l’image de la mascotte de la ville. Il s’agit de cartes à collectionner et la seule façon de le faire est d’explorer les villes de l’archipel pour les obtenir. Par ailleurs, cette région est connue et visitée aussi pour ses panneaux humanoïdes très mignons. Nous avons ensuite visité une usine un peu spéciale… Une usine de pâtisseries ! Les pâtisseries en question sont des Baumkuchen, des gâteaux à la broche allemands mais très populaires au Japon. Ils ressemblent étrangement, en termes de goût, au gâteau roulé ! Je me suis donc délecté de ces douceurs avant que nous repartions sur la route, plusieurs temples et torii se trouvant au bord du lac Biwa.
À notre arrivée à Kyoto, nous avons pu profiter ensemble de cette ville que l’on aime tant. Cyril partant le lendemain après-midi, nous n’avons pas pu multiplier les activités, mais on se souviendra tous deux du déjeuner avec ce « yakiniku » (restaurant spécialisé dans les grillades de viandes). J’y ai goûté du bœuf mariné au miso ayant un goût vraiment très proche du foie gras poêlé, un vrai délice !

Je vous présente l’immensité du lac Biwa, avec pleins de villages que nous avons pu découvrir, …













Cyril m’a gentiment permis de vous présenter certaines de ses photos qui sont tout bonnement sublimes !





Après le départ de Cyril, je suis resté une journée de plus à Kyoto pour assister au début du Gion Matsuri, puis je suis parti pour une destination qui me faisait de l’œil depuis quelques années. Vous n’avez sûrement jamais entendu parler d’Amanohashidate, cependant je vous conseille de retenir ce lieu car c’est tout à fait unique. Son nom est composé des kanjis de pont et de paradis, indiquant qu’il s’agit du pont menant au paradis… Exceptionnel, non ? Si ce lieu a été appelé ainsi, c’est parce qu’il s’agit d’un bras de terre séparant la baie de Miyazu de la mer intérieure. Ce tombolo de 3,5 kilomètres est couvert de près de 8 000 pins ! Cette odeur des landes m’avait tant manqué ! Ce fut donc un séjour plein de nostalgie puisque je logeais dans un hôtel qui ne proposait que de la cuisine française.












Une destination hasardeuse ou bien chanceuse ?
Avec Augusta, nous souhaitions voyager sur un week-end de trois jours, mais nous avions beaucoup de difficultés à choisir la destination. À partir de Google Maps et d’autres cartes interactives disponibles sur Internet, j’ai recherché un lieu que nous ne connaissions pas et suffisamment vaste pour que nous ayons assez à explorer. Notre dévolu s’est donc jeté sur Niigata et l’île de Sado. Situées au nord du Japon, sur la côte ouest de l’île, nous pensions également trouver une météo plus tempérée que celle de Tokyo, ce qui fut le cas à Niigata. Nous ne sommes pas partis à deux, mais à trois ! En effet, une autre VIE, Mégane, nous a rejoints pour ce week-end.
Le périple débuta à Niigata, où nous avons passé la journée à visiter des temples et des salons de thé de la ville, mais aussi à nous prélasser sur la plage. Bien que le climat nous semblât plus clément que celui de Tokyo, nous avions tout de même très chaud et ce fut la vitesse de nos vélos qui nous permit de supporter ces températures ! La soirée s’annonçant, nous avons pu arpenter les rues lors du festival local des « Sky Lanterns ». Ces lanternes illuminaient les rues, ce qui les rendait assez mignonnes, mais ce fut davantage l’aspect familial et « village » du festival qui nous émerveilla.
Le lendemain matin, cap sur la réelle destination : l’île de Sado ! La particularité de Sado est sa topographie assez unique, qu’elle tire de sa proximité avec les plaques tectoniques et de la présence de volcans sous-marins assez proches. Ce caractère volcanique de l’île ajoute donc une noirceur intense aux roches et une végétation plus que luxuriante. Par ailleurs, la forme même de l’île est tout à fait remarquable, on croirait voir un éclair fendant le ciel !
Pour atteindre l’île, nous avons donc pris un ferry et notre traversée fut très calme malgré les deux heures de trajet. Immédiatement après avoir accosté, nous sommes allés récupérer une voiture de location afin de gagner cette indépendance plus que nécessaire pour apprécier l’île. Le point de départ de cette aventure à Sado fut donc le port de l’île, et qui dit port dit pêche, qui dit pêche dit poisson frais, qui dit poisson frais dit excellents sushis, et quel régal ce fut ! Un parfum iodé suffisamment délicat pour nous rendre compte de la qualité de ce que nous étions en train de déguster.
Deux jours durant, nous avons exploré Sado, contemplant la variété des paysages que l’île a à offrir. Des rizières en terrasse comme j’ai pu en voir au Vietnam, des collines et falaises presque irlandaises, une jungle taïwanaise, et des plages sauvages et villages tels que je n’en avais jamais vus ! Tout se confondait et s’accordait à merveille. Ce voyage fut si dense en souvenirs que je n’ai choisi que de vous en narrer trois, mais ils sont vraiment différents, vous permettant de comprendre combien nous avons pu profiter de cette île exceptionnelle.
Plus tôt, vous avez pu comprendre combien le caractère volcanique de l’île avait rendu la flore développée, cependant je ne vous ai pas parlé de la faune à dessein. Entre nous, nous avons surnommé Sado « Jurassic Park ». En effet, leurs insectes furent absolument terrifiants. Leur nombre et leur taille dépassaient tout ce que je pouvais imaginer ! J’ai deux exemples illustrant la détresse amusante que nous avons éprouvée face à ces bêtes (beaucoup trop grosses pour être qualifiées de bestioles !).
Tout d’abord, alors que nous prenions la côte en photo, Augusta eut une idée vraiment très discutable. Pour gagner en hauteur, elle monta sur un seau retourné, et… Patatras ! Le seau abritait un essaim de guêpes immenses et si bruyantes ! Nous avons donc fui le plus vite possible et nous nous en sommes tirés sans piqûres !
Ensuite, la voiture de location avait dû être nettoyée avec un produit très odorant pour les insectes, car des espèces d’énormes bourdons s’y collaient. En quittant la plage, les deux filles sont montées devant et ont fermé les portes si vite que je me suis retrouvé avec ces monstres entre la voiture et moi, impossible donc de rentrer. Vous connaissez mon courage, si je ne suis pas rentré dans la voiture, c’est évidemment que le danger ne me le permettait pas ! Les filles sont donc parties sans moi en accélérant pour semer ces bêtes volantes, pour revenir cinq minutes plus tard et, comme dans un film d’action, je me suis jeté dans la voiture avant qu’elles ne puissent m’atteindre ! Un souvenir assez peu glorieux mais vraiment hilarant !
Un autre souvenir marquant est la visite d’un petit village de pêcheurs. Nous avons pu monter à bord de barques qu’utilisaient autrefois les chasseuses de coquillages. Ces sortes de tonneaux servaient à ces femmes d’embarcation avant de plonger pour récolter les coquillages accrochés aux récifs volcaniques. Le village en lui-même était également très charmant car pas très grand mais authentique !
Enfin, le plus beau souvenir de ce week-end fut indubitablement le coucher de soleil. Je ne pense pas en avoir vu de plus beau et l’enchaînement avec un feu d’artifice au-dessus de là où nous étions, sans que nous ne soyons au courant de cela, rendit la magie de la soirée complète !
Vous comprenez aisément combien j’ai aimé ce voyage, au travers de la pluralité des paysages, des aventures que nous avons vécues et de notre complicité à tous les trois !
























Ainsi se conclut ce mois de juillet ! C’est à partir de juillet qu’une certaine forme de « pré-nostalgie » commença à s’installer en moi, car je sentais que le retour en France approchait assez vite. Le départ était en effet prévu pour la mi-septembre. Août fut donc un mois fort en nostalgie, mais vous le découvrirez dans le prochain article !
Bien à vous,
Augustin Duflos de Saint Amand.



One Comment
Maman
Toujours plein d’humour et de dérision ! Merci pour cette nouvelle newsletter remplie d’aventures et de superbes photos !
Maman