Janvier 2025 ~ Hibernation forcée

Comme vous l’aviez compris à la fin de l’article précédent, j’ai débuté 2025 en tombant malade ! J’ai compris que je m’étais de fait quelque peu surmené en décembre et que j’avais donc besoin de repos. Bien que je me sois reposé en janvier, ne vous en faites pas, vous en aurez pour votre temps, car je suis tout de même retourné à Kyoto !

Le froid du Grand Nord

Après le départ de mes parents fin décembre, il me restait quelques jours de vacances et je souhaitais les utiliser pour me reposer dans un ryōkan au nord du Japon, et plus précisément dans la préfecture de Yamagata. J’avais choisi exprès un village perdu, certes pour abaisser les frais d’hôtellerie, mais surtout pour m’isoler dans la campagne enneigée et me ressourcer après plusieurs semaines assez intenses. J’avais bien senti la chose, car je suis tombé malade durant ma première nuit là-bas. Plutôt que de visiter, j’ai donc été forcé à l’hibernation ! J’aurais préféré pouvoir profiter du lieu pour me balader, randonner, bref, être actif. Cependant, c’est sûrement parce que mon corps m’a dit stop que j’ai réellement pu me reposer et me remettre sur pied si rapidement.

Malgré mon état grippal certain, j’ai tout de même pu faire une petite balade pour prendre l’air et admirer ainsi la parure blanche qu’arborait la région. J’ai également pu découvrir les aménagements ingénieux servant à faire fondre la neige sur les routes et les rues du village. De l’eau tiède était projetée vers l’extérieur depuis des canalisations situées sous le macadam.

A la découverte de trésors Kyotoïtes méconnus

Vous souvenez-vous de mon ami Cyril, avec qui je suis allé au concert pour mon anniversaire ? Nous sommes partis tous les deux pour Kyoto, car tout comme moi, il aime beaucoup cette ville, mais la connaît bien mieux ! Nous avons pu découvrir de nouveaux lieux, mais également Cyril m’a présenté certains endroits méconnus dont lui seul a le secret. Je vais vous présenter deux de mes découvertes de ce week-end-ci.

Le premier lieu est un quartier, celui de la rue Saga Toriimoto. Une rue méconnue et donc très bien préservée du surtourisme, qui a su conserver une architecture authentique. De vieilles bâtisses de l’époque Edo constituent la rue et nous orientent vers un temple fascinant, appelé Otagi Nenbutsu-ji. En effet, ce temple est orné d’une multitude de mini-statues de moines, dans des positions pour certaines assez surprenantes et tout à fait humoristiques. Enfin, en continuant cette rue, vous tomberez sur une sublime forêt de bambous complètement vide, bien qu’à moins de trois kilomètres de la plus populaire de Kyoto, sans pour autant être moins photogénique !

Cyril m’a également fait découvrir un endroit phénoménal : un bar caché d’une qualité folle ! Tout y était parfait : l’entrée peu accessible, l’ambiance très intimiste, les serveurs, les cocktails et surtout mon compagnon de boisson ! Il n’y a pas de carte, donc vous pouvez commander n’importe quel cocktail existant. Cependant, il s’agissait de la première fois où j’avais à faire face à une pareille situation ; j’ai donc bafouillé mon premier cocktail avec un Spritz au Saint-Germain (qui fut par ailleurs excellent), avant de chercher quel serait mon second cocktail. Je voulais comme base du Campari et j’ai choisi, sans trop savoir vous dire pourquoi, le Boulevardier. Il s’agit d’un Negroni (gin, Campari, vermouth rouge) dans lequel vous échangez le gin contre du whisky (le plus souvent du bourbon) et ajoutez un zeste d’orange. Le Boulevardier devint, dès la première gorgée, mon cocktail préféré. Peut-être que la raison de ce choc gustatif réside dans l’origine française du cocktail, l’ambiance exceptionnelle de ce soir-là, la perfection de la préparation, les jeux de lumière dans le verre, le goût phénoménal d’amertume que j’apprécie grandement, mais je pense qu’il s’agit plutôt du sourire que le barman m’a adressé lorsqu’il a compris ma commande, approuvant ainsi le choix que je faisais.

Pêle-mêle

Pour le Nouvel An, je l’ai passé avec Colin à Shibuya ! Au Japon, c’est habituellement très familial et peu festif : à minuit, tous se précipitent au temple pour la première prière de l’année. Avec Colin, nous avons préféré izakaya, pub et encas sur les stands de street food jouxtant les temples.

En janvier, j’ai découvert un site qui fut pour moi très dangereux : Yahoo Auction. Il s’agit de l’eBay japonais, sur lequel j’ai pu me plonger dans ma passion du chinage de montres vintage. Rassurez-vous, il ne s’agit pas de dépenses déraisonnables, mais cela m’a tout de même conduit à en acheter plusieurs ! Ma collection s’agrandissant, il me fallut les stocker ; j’ai donc investi dans une boîte, mais cela m’a également poussé à la compléter… donc à continuer !

Bilan de l’année écoulée, projection pour celle qui se profile

Quelle fut la conclusion que j’ai tirée de mon année 2024 ? Une grande fierté ! Je ne me suis en effet pas défilé face aux objectifs que je m’étais fixés en janvier 2024. Fier d’avoir su profiter du Japon, développer mes amitiés, progresser professionnellement, gagner en assurance et contribuer à la vie communautaire catholique francophone. Il est vrai que j’ai échoué à mon examen de japonais, mais j’ai été sérieux dans mon apprentissage et, s’il est vrai que j’aurais pu faire davantage, j’aurais aussi facilement pu faire beaucoup moins.

Comme il m’apparaissait clair que je rentrerais en septembre 2025, j’ai abordé 2025 avec en tête le fait qu’il ne me restait que neuf mois. Mes ambitions étaient donc assez différentes : toujours profiter du Japon, mais ne pas collectionner les lieux à la manière d’un Pokédex, et plutôt profiter pleinement de chaque endroit. Ne pas essayer de tout voir, mais de bien voir, surtout que cela me donne des raisons (ou des excuses) pour un voyage futur. Donc pourquoi pas en profiter pour visiter des pays proches du Japon en 2025 ? Par ailleurs, il m’apparaissait évident que, d’ici mon départ, je voulais transmettre ce que j’avais appris et remercier tous ceux qui avaient rendu cette aventure possible et inoubliable.

Janvier fut donc un mois durant lequel je me suis reposé davantage qu’à mon habitude, décembre ayant été vraiment fatigant pour moi. Un repos nécessaire, car de février à mon départ, tout s’enchaînera très, très vite !

Bien à vous,

Augustin Duflos de Saint Amand.

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